« Les chars sont géniaux » : Rencontre avec le commandant de l’École du Corps blindé

Article / Le 17 juillet 2018 / Numéro de projet : 18-0191

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Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

Oromocto (Nouveau-Brunswick) — La Base de soutien de la 5e Division du Canada (BS 5 Div CA) Gagetown est connue comme « la maison-mère de l’Armée ». Pourquoi? Parce qu’elle héberge le Centre d’instruction au combat (CIC), où pratiquement tous les soldats de l’Armée canadienne (AC) suivent de l’instruction à un moment donné.

 Il y a dix écoles distinctes au sein du CIC, y compris l’École du Corps blindé royal canadien (ECBRC).

Dans l’entrevue suivante, le lieutenant-colonel Vince Kirstein, commandant de l’ECBRC, décrit le rôle de l’école dans la formation des soldats et des officiers de l’Arme blindée et dans les efforts continus visant à renforcer la Réserve de l’Armée, ainsi que les plaisirs d’être touriste dans son propre pays.

Qu’apprennent les soldats à l’ECBRC?

Nous offrons toute l’instruction individuelle des soldats et des officiers de l’Arme blindée de la Réserve et la Force régulière. Après la qualification militaire de base, les militaires se rendent ici pour suivre la PP1 ou la période de perfectionnement 1, qui leur permet d’obtenir la qualification nécessaire pour être soldat dans un véhicule blindé. Nous leur apprenons à conduire. Nous leur enseignons le maniement des armes et le leadership élémentaire – la façon dont ils doivent mener leurs activités sur le terrain, à la fois à titre individuel et en tant que membre d’un équipage.

Habituellement, le cours suivant est celui du chef d’équipage de blindé (Commun). Il est « commun », car nous l’offrons pour chaque véhicule. Le véhicule dépend de l’unité à laquelle le soldat appartient et de ses qualifications, car les unités blindées sont toutes légèrement différentes quant aux véhicules qu’elles utilisent.

Quelqu’un venant de l’Ouest utilisera probablement un char Leopard tandis que quelqu’un venant de Valcartier utilisera un véhicule blindé Coyote ou, dans un avenir rapproché, un véhicule blindé tactique de patrouille (VBTP).

Nous offrons également un cours d’adjudant de troupe blindée. Les soldats arrivent en tant que sergents et ils doivent obtenir cette qualification avant d’être promus au grade d’adjudant. Ils apprennent essentiellement à exercer les fonctions de commandant adjoint d’une troupe de chars ou d’une troupe de reconnaissance en campagne.

Pour les officiers de l’Arme blindée, nous offrons deux cours. Ils apprennent à commander un équipage. Ce cours se déroule à bord d’un char Leopard, car il s’agit de la plateforme la plus complexe. Le deuxième cours est celui de chef de troupe, au cours duquel ils apprennent à commander une troupe de reconnaissance. Les troupes de reconnaissances sont plus vastes que les troupes de chars, et les tâches sont beaucoup plus diversifiées.

Le VBTP remplace graduellement le G-Wagen comme véhicule principal de la Réserve de l’Armée. Qu’en pensez-vous?

C’est la première fois depuis de nombreuses années que les réservistes auront le même véhicule que leurs homologues de la Force régulière. Cela leur permettra d’accroître leur pertinence opérationnelle. Sur le plan de la surviabilité, le VBTP est, sans aucun doute, le meilleur véhicule de protection.

Il est conçu pour exécuter des patrouilles et est fortement blindé. Si j’étais pour partir au combat demain et survivre, je devrais tirer à pile ou face, selon l’ennemi, pour choisir d’utiliser un char ou un VBTP.

Dans le cadre d’un scénario de lutte contre la menace posée par les IED, je n’hésiterais pas. Je choisirais le VBTP.

En parlant de la Réserve de l’Armée, quel rôle est joué par l’ECBRC dans l’initiative du Renforcement de la Réserve de l’Armée?

L’objectif général et mon intention sont de permettre aux unités de la Réserve de mettre sur pied une troupe blindée qui peut s’intégrer à un escadron de la Force régulière. Il s’agit de la tâche associée à la mission qui a été confiée au Corps blindé de la Réserve.

Qu’est-ce qui vous a mené à l’Armée?

J’ai passé toute ma carrière à bord de chars. Les chars sont intéressants et c’était mon premier choix. Et cela n’a pas changé. Les chars sont encore géniaux.

Je suis la première personne dans ma famille à s’enrôler dans les FAC. J’ai grandi sur une ferme en Saskatchewan. Mes parents étaient des producteurs laitiers et nous n’avions pas d’argent. Je me suis enrôlé dans l’Armée, car c’était la seule façon d’avoir la chance de poursuivre mes études à l’université. Presque 24 ans se sont écoulés. Cette expérience a été formidable.

Ma famille et moi avons réellement adopté la culture des Maritimes. L’été dernier, nous avons acheté un canot. J’ai pêché dans la baie de Fundy, dans la rivière Eel et dans la rivière St John.

En tant qu’officier de l’Armée, je sais que mes affectations ne dureront que deux ou trois ans, donc je me sens comme un touriste dans mon propre pays.

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