Des unités de la Régulière et de la Réserve s’entrainent ensemble

Article / Le 4 juin 2018 / Numéro de projet : 18-0016

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Par le bombardier‑chef Lynn Danielson, 116e Batterie indépendante de campagne, Artillerie royale canadienne

Le bombardier‑chef Lynn Danielson, de la 116e Batterie indépendante de campagne de l’Artillerie royale canadienne, à Kenora (Ontario), a donné un récit de première main au journal Shilo Stag en novembre dernier

Shilo (Manitoba) — J’ai participé à plusieurs exercices de tir au canon durant ma carrière, mais c’était la première fois que j’allais voir les « gros canons » à l’œuvre.

J’ai participé à l’exercice FROZEN GUNNER qui s’est tenu à la BFC Shilo, les 17 et 18 mars 2017, où le groupement tactique d’artillerie du 38e Groupe-brigade du Canada (38 GTA) et le 1er Régiment, Royal Canadian Horse Artillery (1 RCHA) ont tenu une instruction collective afin de coordonner les tirs réels de batterie et régimentaires.

Le 38 GTA a utilisé l’obusier C3 105 mm, tandis que le 1 RCHA a tiré avec l’obusier M777 155 mm. Le bombardier‑chef Zach McDermot‑Fouts a travaillé comme réserviste sur l’obusier C3 avec le 38 GTA avant de se joindre au 1 RCHA, où il travaille avec le M777.

« Je crois qu’en fin de compte, s’est surtout une question de main‑d’œuvre et de manœuvrabilité » soutient le bdrc McDermot‑Fouts. « Le C3 est un canon plus léger, et dans le fond, il peut être exploité et manœuvré rapidement par trois ou quatre personnes à peine. »

Il ajoute : « rien que pour le M777m les projectiles pèsent 100 livres [50 kilos] chacun, et il faut au moins sept personnes pour qu’il soit mobile. »

Du secteur des pièces C3 du 38 GTA, le sergent Michael Sweatman souligne : « Comme il y a d’autres unités qui observent et dépendent de la vitesse et de l’exactitude de nos projectiles, les entraînements conjoints comme celui-ci reproduisent l’impression d’urgence d’une situation en temps réel et crée un respect réciproque pour le travail que nous faisons comme artilleurs. »

J’ai la tête qui tourne lorsque je songe à la quantité de travail qui a doit être fait aux postes d’observation (PO) et aux postes de commandement (PC).

Le PO doit fournir des informations sur l’objectif précises et détaillées au PC, où un tourbillon d’activité et la communication constate dans un petit « cadre » se traduisent en données que les canons peuvent utiliser pour tirer « à temps et sur l’objectif. » 

« Ce genre d’entraînement conjoint permet un tir plus technique – un tir plus évolué – en plus d’offrir l’occasion de s’engager dans différentes missions, lesquelles ne seraient pas à notre portée si nous n’avions que les 105 mm », affirme le lieutenant Joyelle Norris, l’officier observateur avancé du 38 GTA lors de l’exercice.

« Nous sommes très chanceux de participer à cet entraînement avec le 1 RCHA », soutient le major Paul Haughey, commandant par intérim du 38 GTA.

« Cette activité est d’une grande valeur formative puisqu’elle permet aux artilleurs d’atteindre une norme d’aptitude au combat plus élevée grâce à l’entraînement conjoint avec un régiment d’artillerie utilisant un tir indirect réel grâce aux obusiers de 105 mm et de 155 mm pour soutenir la manœuvre des unités d’infanterie et blindées pour mener à bien une mission définie par le commandant. »

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