Devenir technicienne en approvisionnement à 40 ans, pour une carrière à la fois stable et excitante

Article / Le 23 avril 2018 / Numéro de projet : 18-0124

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Par Michelle Savage, Affaires publiques de l’Armée

Ottawa (Ontario) — Vous avez tout ce qu’il vous faut : votre équipement, votre carburant et vos rations? C’est grâce à votre technicien en approvisionnement.

Ce groupe professionnel militaire (GPM) des Forces armées canadiennes (FAC) diversifié permet à ses techniciens d’occuper différents types de postes tout au long de leur carrière.

Selon le sergent Cheryl Crispin, il n’y a pas deux techniciens en approvisionnement qui possèdent la même expérience. En 2002, elle s’est enrôlée dans la Force régulière de l’Armée canadienne, à l’âge de 40 ans, parce qu’elle voulait une carrière à la fois stable et excitante.

« Je travaillais dans le domaine de la santé, où il faut beaucoup de temps pour obtenir un poste à temps plein. Mon mari était militaire, et je devais recommencer mon cheminement professionnel après chaque affectation. J’ai décidé de me tourner vers une carrière qui allait m’offrir la sécurité d’emploi. Je voulais aussi quelque chose d’un peu plus excitant et dynamique, quelque chose qui allait me permettre de sortir de l’environnement de bureau. »

C’est la grande diversité du GPM des techniciens en approvisionnement qui a charmé le Sgt Crispin. « Je dirais que j’ai été attiré par les nombreux aspects différents qu’offre l’approvisionnement : acquisition, entreposage, inventaire, et j’en passe. Il y a toujours un défi, ce qui rend le travail intéressant. »

Les techniciens en approvisionnement s’assurent de fournir tout l’équipement et tous les services nécessaires aux opérations des FAC; leur rôle est essentiel au bon déroulement de celles-ci. Ils gèrent une vaste gamme de matériel, des vêtements jusqu’au carburant. Leur carrière est excitante et présente une foule d’occasions d’apprentissage.

Même si le Sgt Crispin est membre de l’Armée, son GPM lui permet aussi de travailler auprès de la Marine et l’Aviation, selon les besoins des FAC. Les possibilités s’en trouvent décuplées.

Elle est née et a grandi à Petawawa, en Ontario, mais elle n’est pas issue d’une famille militaire. Elle s’est toutefois mariée avec un officier de la Police militaire, ce qui lui a permis de se familiariser avec l’organisation.

« Mon mari a été militaire pendant 14 ans avant de se joindre à la GRC. Je connaissais donc déjà l’organisation militaire, souligne le Sgt Crispin. Il a répondu à bon nombre des questions que je me posais avant de m’enrôler. J’ai aussi consulté le site Web pour faire des recherches sur les différents GPM. J’ai ainsi pu me faire une bonne idée du travail de technicien en approvisionnement. »

Les aspirants techniciens en approvisionnement doivent effectuer le cours de Qualification militaire de base (QMB) avant d’entreprendre l’instruction propre au GPM à la Base de Forces canadiennes Borden.

Le Sgt Crispin savait que son âge rendrait le cours de QMB plus difficile. Elle a donc commencé à s’entraîner tout de suite après avoir pris la décision de s’enrôler, afin d’être prête à relever les défis physiques à venir.

Comme elle était la plus âgée de son groupe, les autres soldats la voyaient comme une figure maternelle. « C’était parfois difficile, admet-elle, parce que j’étais aussi stressée que les autres. »

Une fois son instruction terminée, le Sgt Crispin a été affectée à Comox, en Colombie-Britannique, dans un entrepôt de pièces de rechange d’avion. Elle a par la suite travaillé au service à la clientèle et à l’acquisition.

Son affectation suivante était aussi dans le domaine de l’acquisition. « J’ai travaillé à Ottawa comme gestionnaire de l’approvisionnement à l’échelle nationale de 2006 à 2012, avant de devenir commis d’acquisition sur place à la Station des Forces canadiennes Leitrim. » Dans le cadre de ses fonctions actuelles auprès de la Région de l’assurance de la qualité de la Défense nationale (Vancouver) – et comme elle le faisait à son poste antérieur à Toronto –, elle fournit du soutien logistique aux entrepreneurs civils. Elle travaille dans un bureau partagé plutôt que sur une base.

Le Sgt Crispin a pris part à deux déploiements en Afghanistan. Lors du premier, en 2007, elle a occupé les fonctions de tech appro pour les techniciens de véhicules à Kaboul; en 2011, elle a travaillé à la cellule de passation de marchés à Kandahar.

« Nous avions divers marchés en cours, qu’il a fallu fermer à la fin du déploiement. Alors que la base se vidait, nous devions continuer de répondre aux demandes des clients. Par exemple, ils pouvaient avoir besoin d’équipement comme une grue pour effectuer le travail nécessaire à la clôture du déploiement. Nous devions alors octroyer des contrats à court terme ou procéder à des commandes de travail ponctuelles. »

Elle souligne que les tâches durant un déploiement peuvent être différentes des activités quotidiennes d’un technicien en approvisionnement. « En déploiement, il faut habituellement adopter une cadence beaucoup plus rapide et travailler de longues heures. Nous n’avons pas beaucoup de temps libre. Évidemment, à l’étranger, nous devons être des soldats d’abord et avant tout. Notre GPM vient en deuxième. Nous sommes parfois appelés à faire partie d’un convoi et à effectuer des tâches non liées à l’approvisionnement. »

Le Sgt Crispin a eu la chance de participer à plusieurs missions au Canada, ce qui lui a permis de voir différents coins du pays et de rencontrer de nouvelles communautés.

Elle a notamment assuré la sécurité de l’équipe FAC auprès de laquelle elle était détachée lors des Jeux olympiques de Vancouver en 2010.

Elle a aussi pris part à deux opérations de trois semaines dans le nord du Canada : l’opération BOXTOP à Alert, au Nunavut, en 2004 (une mission menée deux fois par année visant à apporter des fournitures dans cette région éloignée); et l’opération NANOOK à Iqaluit en 2008, où elle devait s’assurer que les soldats participant à l’opération avaient tout le nécessaire.

« À Iqaluit, nous avons même organisé une journée de divertissement pour interagir avec la communauté. C’est une chose dans laquelle les militaires excellent : engager la communauté, lui montrer ce que nous faisons. C’est amusant. »

La volonté du Sgt Crispin à prendre part à des déploiements et des exercices n’est pas passée inaperçue. En 2012, elle a reçu la Médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II, sa candidature ayant été présentée par ses superviseurs civils. Cette récompense vise à reconnaître les contributions et les réalisations des Canadiens.

Selon le Sgt Crispin, qui en est maintenant à sa 16e année de service à titre de technicienne en approvisionnement, le candidat idéal pour ce GPM doit posséder un excellent sens de l’organisation. « Ça rend le travail beaucoup plus facile au quotidien. Il faut aussi être autonome, faire preuve d’initiative et avoir une attitude positive en général. »

Faits en bref à propos des techniciens en approvisionnement de l’Armée canadienne :

  • Les techniciens en approvisionnement peuvent travailler auprès de la Marine royale canadienne, de l’Armée canadienne et de l’Aviation royale canadienne.
  • Tous doivent suivre le cours de Qualification militaire de base (QMB) à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Il s’agit de l’instruction portant sur les compétences et les connaissances communes à tous les GPM.
  • Ils doivent ensuite effectuer une instruction élémentaire propre à leur GPM d’une durée de 70 jours à Borden, en Ontario. C’est là qu’ils apprennent les compétences inhérentes à leur GPM qu’ils utiliseront tout au long de leur carrière. Certaines de ces compétences portent sur les opérations d’approvisionnement, l’acquisition de matériel et de services, la gestion budgétaire et les tâches de soutien et d’administration en lien avec l’approvisionnement.
  • Certains techniciens en approvisionnement auront l’occasion de se perfectionner en suivant une instruction spécialisée, comme des cours de plieur/arrimeur de parachute, d’emballage de matières dangereuses et d’entreposage et emballage.

En plus d’être excitante et variée, une carrière de soldat et de technicien en approvisionnement offre des occasions de perfectionnement, ce que le Sgt Crispin apprécie particulièrement.

« Il y a toujours des possibilités d’instruction, qui vous permettent de vous améliorer non seulement en tant que technicien en approvisionnement, mais aussi en tant que soldat et personne. Les possibilités sont là; si vous voulez vous perfectionner, vous le pouvez. Les forces offrent tellement d’occasions de s’améliorer. »

Avec le recul, le Sgt Crispin est heureuse de sa décision d’avoir fait carrière au sein de l’Armée canadienne. « J’ai eu la chance de voyager au pays et à l’étranger et j’ai rencontré beaucoup de bonnes personnes sur ma route. J’ai une carrière gratifiante, dont je garderai beaucoup d’excellents souvenirs. »

« Je suis fière d’être militaire. »

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