Le Canada trouve le « juste équilibre » avec le nouveau motif de camouflage

Article / Le 27 février 2020 / Numéro de projet : 19-0309

Remarque : pour visionner les photos additionnelles, veuillez cliquer sur la photo dans la galerie d'images.

Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l'Armée

Ottawa, Ontario — L’idée de ce qu’allait devenir le dessin de camouflage canadien (DCamC) a germé au Danemark.

Tout de même, dans les mains des soldats canadiens et des scientifiques de la défense derrière son développement, le DCamC s’est transformé en un produit distinctivement canadien – il s’agit d’une marque de commerce du ministère de la Défense nationale, en fait.

Près de 20 ans depuis son introduction, et en réponse aux nouveaux développements en matière d’infrarouge et autres systèmes de vision nocturne, le dessin national se dirige vers la retraite pour laisser la place à la prochaine génération de dessin de camouflage.

Plus d’une dizaine de suggestions canadiennes ont laissé place à une seule, appelée Prototype J, qui est en cours d’essai. Un nouveau motif sera lancé au plus tard en 2022.

Il s’agit du dernier article de quatre sur les origines et le développement du DCamC – de la reconnaissance initiale du Canada pour le dessin de camouflage comme voie à suivre, aux essais pratiques assistés de nos Alliés et finalement, à son émergence sur la scène mondiale, où il a été reconnu comme étant grandement efficace et souvent imité.

La loi des moyennes

Le fait que le motif DCamC Régions boisées tempérées (RBT) convenait à la jungle et aux boisés était peut-être un heureux hasard, mais il ouvrait la voie à des tendances plus actuelles vers des motifs multienvironnementaux, notamment celui qui lancé au Canada.

Cela présente un nouvel ensemble de défis, dit Jean Dumas, un scientifique à Recherche et développement pour la Défense Canada (RDDC), qui justifie le besoin de maintenir en service le motif Régions arides (RA).

« L’Armée voulait un motif qui fait tout, mais je leur ai répondu "C’est physiquement impossible". Dans les régions arides du sud-ouest de la Californie, par exemple, si vous descendez dans une vallée, il y a toujours un peu de vert, même l’été, alors les soldats n’ont pas besoin un motif aride complet. Celui que nous avons développé y a également été testé, et il fonctionne avec les bruns et les verts. Toutefois, si vous allez sur les collines ou les dunes, ou si vous vous trouvez en région montagneuse, vous avez besoin d’une trousse au motif complètement aride pour vous camoufler. »

« Vous ne pouvez pas avoir un motif de camouflage qui fonctionne partout sur la planète, » ajoute-t-il. « C’est impossible. C’est toujours soit trop clair, trop foncé, trop vert. Vous pouvez faire une moyenne. Le camouflage n’est pas une science exacte. Je l’appelle la moyenne des moyennes. »

Aussi inexact le processus puisse être, M. Dumas dit que le travail déjà effectué place le Canada dans une position avantageuse.

« Avec le nouveau et l’ancien DCamC, nous avons choisi les trois ou quatre meilleures suggestions et nous avons fait une évaluation sur le terrain. Puis nous avons décidé quel motif est le meilleur, en moyenne. On ne sait pas si ça va être celui-ci ou celui-là, mais on sait que nous avons un juste équilibre. »

« Tous les changements sont fondés sur les besoins opérationnels, » fait remarquer le major (retraité) Doug Palmer, qui a travaillé à la Direction – Besoins en ressources terrestres. « Si la capacité de détection de l’ennemi s’est améliorée, vous devez donc modifier votre motif pour vous donner la capacité de ne pas vous faire détecter. Je ne suis pas surpris qu’on s’éloigne du DCamC. »

« Tous ces changements font partie du processus de prise de décision visant à mieux protéger le soldat canadien, » ajoute-t-il. Essentiellement, c’est ce que vous voulez faire. Si on peut mieux protéger le soldat canadien, nous ne devons pas avoir de problème avec le changement de motif. »

Pour commenter cet article, rendez-vous dans la section Articles de la page Facebook de l’Armée canadienne

Date de modification :