Le colonel honoraire de l’Armée canadienne souhaite être « un bon ambassadeur »

Article / Le 7 mai 2018 / Numéro de projet : 17-0365

Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

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Ottawa (Ontario) — Le colonel honoraire de l’Armée canadienne fera de la diversité l’une de ses grandes priorités durant son mandat.

Et le colonel honoraire (Col hon) Paul Hindo est bien placé pour représenter la cause : il a lui-même vécu l’expérience d’être un nouvel arrivant au Canada, lorsque sa famille a émigré d’Iraq en 1972, alors qu’il était adolescent.

« Comme je suis originaire d’Iraq, je peux faire le lien avec diverses cultures. J’ai des amis dans différentes communautés, et j’espère pouvoir aider le lieutenant-général Wynnyk, commandant de l’Armée canadienne, à atteindre l’équilibre voulu en matière de genre et de diversité. »

« Il faut rejoindre ces communautés et être un bon ambassadeur, en leur montrant pourquoi vivre au Canada est aussi extraordinaire et à quel point son armée est une institution respectée et professionnelle », ajoute-t-il.

L’octroi de grades honorifiques est une tradition vieille de plus d’un siècle au sein des Forces armées canadiennes. Les titulaires sont principalement des citoyens renommés qui se portent volontaires pour promouvoir leur régiment et préserver les traditions et l’histoire de celui-ci.

Succédant au Col hon Blake Goldring, le Col hon Hindo est le deuxième à occuper cette fonction auprès de l’Armée canadienne dans son ensemble. Il s’agit de sa deuxième nomination à titre honorifique, lui qui avait été nommé col hon du Cameron Highlanders of Ottawa (Duke of Edinburgh's Own) en 2009.

Les membres honoraires n’ont pas nécessairement besoin d’être d’anciens militaires, mais le Col hon Hindo compte quant à lui une vingtaine d’années de service. Il a entamé sa carrière en 1974, à 16 ans, en se joignant au Canadian Grenadier Guards, une unité d’infanterie de la Réserve de l’Armée.

« J’avais 16 ans, j’étudiais au Collège Dawson à Montréal, et je me cherchais un emploi d’été », se souvient-il. « L’Armée avait besoin de gardes pour l’été. Au départ, je croyais que c’était un simple emploi de gardien de sécurité, parce que je ne connaissais rien à l’organisation militaire. J’ai passé les trois premières années de ma carrière à effectuer la relève de la garde à Ottawa. Ces étés ont été magnifiques, nous avons tellement eu de plaisir. J’étais jeune et j’ai pu acquérir de belles aptitudes en leadership et vivre beaucoup d’expériences. »

Plus tard, il s’est joint au Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada, une unité de la Réserve basée à Montréal, où il a servi jusqu’à sa retraite, en 1992, alors qu’il était capitaine.

« J’en garde tellement de merveilleux souvenirs, notamment lorsque j’ai suivi mon cours de parachute et que j’ai fait mon premier saut; lorsque j’ai obtenu ma commission d’officier; lorsque j’ai commandé mon premier peloton; lorsque j’ai eu la chance de rencontrer Sa Majesté la reine mère. Imaginez-moi, un jeune homme originaire d’Iraq, en train de se faire décerner sa commission par la Reine. Le parchemin de commission est un document tellement significatif. On le lit encore et encore et on n’arrive pas à y croire. » 

Après son retour à temps plein dans le milieu civil, où il travaille auprès de différentes entreprises, le Col hon Hindo a continué d’entretenir des liens militaires à titre de bénévole au sein du Conseil de liaison des Forces canadiennes, qui appuie les réservistes et leurs employeurs civils. Il s’est également joint au conseil de la Compagnie Canada. Fondée par le Col hon Goldring, cette dernière propose différentes formes d’aide, y compris des programmes de bourses à l’intention des militaires, des anciens combattants et de leurs familles.

« Mon père disait toujours que la citoyenneté n’est pas un droit, mais bien un privilège, un privilège qui s’accompagne de nombreuses obligations », explique le Col hon Hindo. « Servir, redonner au suivant et améliorer l’avenir. »

« Enfiler l’uniforme signifie accepter de mettre sa vie en jeu pour assurer la souveraineté de son pays. J’ai toujours eu un immense respect pour ceux et celles qui portent l’uniforme. Faire de même est pour moi le privilège ultime, l’honneur ultime. Je souhaite apporter ma contribution en donnant le meilleur de moi-même », conclut-il.

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