Maintenir la paix sous les tirs : Chypre et l’opération SNOWGOOSE

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Article / Le 15 mars 2017 / Numéro de projet : 16-1054

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L’histoire militaire du Canada regorge de courage et de sacrifices. Depuis la Confédération, deux millions de marins, soldats, aviateurs et aviatrices canadiens provenant de divers milieux ont servi le Canada avec distinction outre-mer. Plus de 100 000 d’entre eux ont fait le sacrifice ultime. Pour aider à commémorer ce patrimoine et marquer le 150e anniversaire du Canada en tant que pays, nous présentons une série d’articles pour saluer la bravoure de nos prédécesseurs militaires qui ont combattu pour protéger les valeurs canadiennes au pays et à l’étranger. Le présent article fait un retour sur la mission de maintien de la paix à Chypre.

Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

Ottawa (Ontario) — Plus de 25 000 membres du personnel militaire canadien ont servi dans l’île méditerranéenne de Chypre depuis qu’on y a entrepris des opérations de maintien de la paix des Nations Unies en 1964. Bien que le rôle du Canada ait été réduit depuis 1993, lorsque son contingent de la taille d’un bataillon s’est retiré, il continue d’appuyer la mission en cours pour alléger les tensions entre les groupes ethniques grecs et turcs qui habitent à Chypre.

Chypre a fait partie de l’Empire ottoman, aussi appelé Empire turc, pendant des siècles, mais il est tombé sous l’emprise britannique après la Première Guerre mondiale. Chypre est officiellement devenue une colonie britannique en 1925 et elle a obtenu son indépendance en 1960. Des tensions ont commencé à monter entre les Chypriotes grecs, qui voulaient des liens politiques plus étroits avec la Grèce, et leurs vis-à-vis turques, ainsi que la Turquie elle-même, dont les représentants surveillaient l’île de près.

En 1963, la violence a explosé dans l’île et les législateurs chypriotes ont demandé l’aide de l’ONU. Une paix fragile a été établie, mais elle a été rompue en 1974 après un coup d’État des Chypriotes grecs et de la réaction du gouvernement turc, qui a envoyé des troupes et a pris le contrôle de la partie nord de l’île.

L’intervention du Canada par suite de l’invasion a été baptisée « opération SNOWGOOSE ». Le contingent canadien initial, constitué du 1er Commando du Régiment aéroporté du Canada et de l’Escadron de campagne aéroporté (l’élément de génie de combat du Régiment aéroporté du Canada), a été appuyé par le 2e Commando et le 3e Commando.

Des Canadiens se sont distingués pendant l’invasion en défendant avec succès l’aéroport de la capitale chypriote, Nicosie. Ne disposant que de quelques mitrailleuses lourdes et armes antichars, ils se sont déplacés rapidement autour de l’aéroport, de nuit, pour créer l’illusion d’une position fortement défendue.

Le caporal Joseph Whelan et les soldats Joseph Plouffe, Joseph Belley et Joseph Pelletier ont tous été décorés pour avoir bravé le tir ennemi pour sauver des camarades blessés.

Un autre cessez-le-feu a été conclu après plusieurs semaines de combat, qui a coûté la vie de trois Canadiens. L’ONU a établi une zone tampon de 180 kilomètres entre les factions grecques et turques, zone appelée la « ligne verte ».

Le Canada et ses alliés sur l’île ont effectué des patrouilles sur la ligne verte et ont souvent essuyé des tirs pendant qu’ils travaillaient à maintenir une paix précaire. Au moment où la part jouée par le Canada dans le cadre de la mission à Chypre tirait à sa fin, 28 Canadiens avaient perdu la vie et chaque bataillon de la Force régulière de l’Armée avait servi dans l’île.

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