Soyez prêt au combat et prêt pour la mission avec le programme FORCE Combat

Article / Le 15 novembre 2017 / Numéro de projet : 17-0324

Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

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Ottawa, Ontario — L’Armée canadienne (AC) adopte un nouvel objectif ambitieux lié au conditionnement physique afin de mieux refléter les exigences physiques des opérations.

Ce nouvel objectif, intitulé FORCE Combat, est fondé sur près d’une décennie de développement et s’appuie sur des données recueillies en campagne ainsi que sur l’information fournie dans un sondage en ligne réalisé auprès de plus de 800 membres de l’AC.

Depuis le 1er octobre 2017, le programme FORCE Combat constitue la nouvelle Norme individuelle d’aptitude au combat, qui remplace la marche avec charge (MC) de 13 kilomètres, désormais désuète.

Pour appuyer cette initiative, un site Web, www.forcecombat.ca, a été créé à l’intention des membres de l’Armée. Il comprend des liens vers des programmes d’entraînement, des explications scientifiques du test, le manuel d’instructions du programme FORCE Combat, une foire aux questions et un lien vers l’Ordre de l’Armée canadienne (OAC) 24-02. L’OAC 24-02 énonce clairement l’application du programme FORCE Combat dans des segments précis de l’Armée en fonction des besoins opérationnels.

Le programme FORCE Combat est un test en deux parties séparées par une petite pause. La première phase est une marche de cinq kilomètres avec l’attirail de combat complet, ce qui signifie que le militaire doit porter une veste pare-éclats, une veste tactique, un casque, d’autre équipement de protection individuelle, une arme et un sac à dos, ce qui représente un poids total de 35 kilogrammes. Par la suite, les participants prennent une pause de cinq minutes, après quoi ils effectuent l’évaluation FORCE traditionnelle en continu vêtus de l’attirail de combat complet, mais sans le sac à dos. Cela comprend une course précipitée sur 20 mètres, le lever de sacs de sable, une course-navette intermittente avec charge et une traction de sacs de sable. Les quatre épreuves doivent être réalisées sans pause et en moins de 15 minutes.

« Le programme FORCE combat n’est pas plus difficile que la MC », a déclaré l’adjudant-chef David Tofts, sergent-major du Centre de doctrine et d’instruction de l’Armée canadienne (CDIAC). « Il est seulement mieux structuré pour ce que nous avons besoin. Le programme FORCE Combat est le résultat d’une expérience en temps réel, fondée sur la science, et il vise à veiller à ce que les militaires soient bien préparés sur le plan physique pour mener des opérations dans l’ensemble du spectre. »

« Le programme FORCE Combat, en terme du calibre de l’entraînement qu’il faut suivre pour effectuer le test, est exceptionnel », a ajouté le major Michael O’Donnell, du Quartier général du CDIAC, qui a pris part aux essais. « Il s’agit d’un programme d’entraînement discipliné qui nous prend en charge où nous en sommes, peu importe notre condition physique, et qui nous amène à nous améliorer. Cela me plaît, et je suis heureux d’affirmer que le programme m’a permis d’améliorer mon propre niveau de conditionnement physique. »

Le Maj O’Donnell a fait observer que les Programmes de soutien du personnel (PSP) des Forces armées canadiennes, qui géraient les essais du programme FORCE Combat, ont élaboré des programmes d’entraînement et des ressources d’information pour préparer pleinement les militaires au programme FORCE.

« Les PSP ont fait un excellent travail pour préparer un programme pour nous », a-t-il déclaré, soulignant que le site Web des PSP sur le conditionnement physique de la défense, www.dfit.ca, est un lieu central pour obtenir des conseils pour se mettre en forme en prévision du programme FORCE Combat.

« Selon moi, le programme dfit.ca est une ressource essentielle pour préparer les gens à ce test » a-t-il ajouté. « À moins qu’ils suivent un entraînement très similaire à ce qui est offert sur le site dfit.ca, les militaires trouveront le test particulièrement exigeant. Et c’est correct, mais je crois qu’il faut mettre tous les éléments ensemble. »

Durant leur processus de recherche exhaustive, les employés des PSP ont observé que la grande majorité des opérations de l’AC étaient désormais menées dans des milieux urbains. En 2010, en collaboration avec l’École d’infanterie de l’AC à la Base de soutien de la 5e Division du Canada Gagetown au Nouveau-Brunswick, une simulation d’opérations en zone urbaine a été élaborée. Les essais ont révélé que la MC n’était pas pertinente pour de telles opérations.

« Le programme FORCE Combat représente mieux les défis physiques auxquels les militaires sont confrontés dans leur entraînement et dans le champ de bataille de nos jours », a déclaré l’Adjuc Tofts. « Tout au long de notre carrière, nous passons plusieurs tests de conditionnement physique. J’en ai d’ailleurs passé beaucoup et, selon moi, c’est l’évaluation la plus structurée que j’ai faite. »

Le Maj O’Donnell a ajouté qu’en plus de tirer profit du site dfit.ca et des autres outils des PSP, il recommande l’entraînement en groupes pour être prêt à affronter les rigueurs du programme FORCE Combat.

« Chaque jour, notre groupe tissé serré se rendait au gymnase et effectuait le programme. Cela nous a permis d’améliorer progressivement notre niveau de forme physique et d’obtenir de meilleurs résultats à chaque répétition du test du programme FORCE Combat. Lorsque nous avons fait le test la quatrième ou la cinquième fois, nous avions tous fait des progrès incroyables. »

« Certains d’entre vous trouveront le processus difficile à différents égards », a affirmé l’Adjuc Tofts. « Toutefois, en réussissant le programme FORCE Combat, vous serez mieux préparé pour affronter les rigueurs physiques des opérations actuelles et futures. Si vous êtes prêt sur le plan physique, vous êtes prêt pour le combat, ce qui revient à dire que vous êtes prêt pour la mission. »

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