Une nouvelle directive de l’Armée canadienne permet d’améliorer les critères de promotion

Article / Le 9 mars 2017 / Numéro de projet : 17-0058

Par Devon Atherton, Affaires publiques de l’Armée

Ottawa (Ontario) – Le maintien d’une norme élevée en matière de condition physique et de santé est important pour les membres des Forces armées canadiennes (FAC). Les dirigeants de l’Armée canadienne (AC) mettent l’accent sur une nouvelle directive, qui a été mise en œuvre pour éliminer les obstacles à la promotion qui étaient fondés sur l’état de santé du militaire. La directive encourage également les militaires à demander des soins médicaux dès qu’ils ont en besoin.

Les majors Jeff Manley et Peter Bishop, rédacteurs et analystes de politiques relatives au personnel de l’AC, font partie de l’équipe chargée de veiller à ce que la mise en œuvre de la directive se déroule sans heurt.

Le major Manley a expliqué que la directive permet d’assurer que les militaires n’ont plus besoin d’être en parfaite condition physique immédiatement pour être promus à un grade supérieur. Dorénavant, au lieu de devoir se soumettre à l’évaluation de la condition physique et suivre les cours professionnels avant d’obtenir une promotion, les membres des FAC ont un échéancier assez souple pour répondre aux critères de promotion, tout en étant promus à un grade intérimaire.

Ce changement vise à réduire l’anxiété au sujet de la demande de soins médicaux et à accorder une période de rétablissement suffisante aux militaires sans que cela nuise à leur carrière.

« Les militaires devraient être assurés que les FAC sont en cours de modernisation », a expliqué le Maj Manley.

« Les modifications apportées aux critères de promotion amélioreront la santé globale des FAC et veilleront à ce que les militaires soient promus en fonction de leur mérite », a ajouté le major Bishop.

Le Maj Bishop a fait remarquer que la condition physique est un aspect extrêmement important au sein de l’AC

« Si l’on compare l’Armée à la Marine et à la Force aérienne, la Marine mène ses combats à l’aide de navires et la Force aérienne mène ses combats au moyen d’aéronefs, mais l’Armée se sert de ses soldats. Ce sont eux les armes », a affirmé le Maj Bishop.

Le Maj Manley a indiqué que l’Armée accorde tant d’importance au travail exigeant sur le plan physique que l’application de la directive nécessitera une consultation et une coordination importantes entre les gestionnaires de carrières et les équipes de commandement des unités. Cependant, il a ajouté que la réussite de cette politique, peu importe les difficultés, est tout à fait possible au sein de l’Armée.

Le colonel Annie Bouchard, médecin militaire le plus haut gradé de l’AC, a affirmé que plus tôt un patient demande des soins, meilleurs sont les résultats.

« Le groupe des Services de santé a bon espoir que cette directive permettra d’atténuer les préjugés à l’égard de la consultation d’un professionnel de la santé en temps opportun », a ajouté le Col Bouchard. « En particulier dans le cas des troubles de santé mentale, la consultation précoce améliore les résultats. »

Le Maj Bishop a fait partie d’un groupe de travail tenu en novembre 2016 et a été chargé de trouver des solutions aux obstacles médicaux à l’obtention d’une promotion. Il a affirmé qu’il y avait des inquiétudes au début, mais que la directive ne réduit pas les normes de promotion existantes, qui demeurent fondées sur le mérite. 

« La discussion sur l’élimination du lien entre les évaluations médicales et les promotions a été amorcée en raison d’une préoccupation commune au sein du groupe de travail que le changement réduirait les normes de promotion », a-t-il affirmé. « Mais l’universalité du service s’applique toujours parce que, pour être promu à un grade effectif, le militaire doit quand même répondre aux exigences de la promotion. »

Conformément à la directive, les militaires ayant des problèmes médicaux qui obtiennent une promotion intérimaire seront évalués régulièrement pour déterminer s’ils sont suffisamment en bonne santé pour satisfaire aux exigences restantes d’une promotion permanente. « De cette façon, on accorde aux militaires un délai raisonnable pour se rétablir et recevoir des soins médicaux sans réduire les normes générales de condition physique à long terme », a affirmé le Maj Bishop.

Le Maj Bishop a également expliqué que les dirigeants de l’AC ne prennent aucun risque en ce qui a trait aux déploiements.

« Par exemple, si un militaire qui a une jambe cassée devait partir en déploiement, on le remplacerait. On n’enverrait pas un militaire qui ne peut physiquement pas participer aux opérations. »

Toutefois, la directive décrit de changements très importants aux normes de promotion, même si elle ne s’applique pas aux déploiements.

« En règle générale, on n’obtient pas une promotion pour un poste en déploiement, sauf dans de très rares circonstances », a dit le Maj Manley. Les promotions sont généralement accordées pour des affectations au pays. Il est rare que des militaires obtiennent une promotion si un déploiement est prévu, donc la directive s’applique dans la plupart des cas. Pour cette raison, la majorité des militaires admissibles à une promotion n’auront pas à s’inquiéter lorsqu’ils révèlent leurs besoins médicaux.

Le Maj Manley demande aux militaires de faire preuve de patience et de compréhension alors que les changements sont mis en œuvre.

« Il s’agit d’une excellente occasion pour notre organisation, mais comme avec tout changement, il y aura une période de transition où l’Armée devra s’adapter à un nouveau système. C’est une étape normale de la modernisation des politiques, et nous devons garder à l’esprit la perspective globale », a-t-il expliqué.

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