Pénurie de techniciens en approvisionnement : une profession de choix, selon le caporal Kory Fraser

Article / Le 27 juillet 2018 / Numéro de projet : 18-0025

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Par Michelle Savage, Affaires publiques de l’Armée

Edmonton (Alberta) — Avec les techniciens en approvisionnement, véritables sorciers de la logistique des Forces armées canadiennes (FAC), les choses se font « comme par magie ».

Le caporal Kory Fraser explique que bon nombre de techniciens en approvisionnement, comme lui, deviennent si familiers avec leur métier qu’ils arrivent à faire les choses à une vitesse déconcertante. L’efficacité est une qualité importante : « Chacun des groupes professionnels de la logistique et de la maintenance contribue au bon fonctionnement de l’unité, comme une machine bien rodée. C’est ainsi que nous faisons notre part », souligne-t-il.

Le cpl Fraser est technicien en approvisionnement au sein du 3e Bataillon, Princess Patricia's Canadian Light Infantry.

Les techniciens en approvisionnement veillent à ce que les trois éléments des FAC disposent de tout le nécessaire. Ils s’occupent de commander et de livrer un vaste stock d’inventaires des FAC, en plus d’en assurer le suivi : uniformes, armes ou même carburant de véhicule, pour les membres de l’Armée, de la Marine et de l’Aviation. Ces spécialistes jouent un rôle essentiel dans le cadre de chaque opération et exercice.

Comme bien des jeunes de nos jours, le cpl Fraser ne savait pas ce qu’il voulait faire dans la vie. Il a rapidement réalisé qu’une carrière dans les FAC lui apportait un sentiment de fierté et de devoir qu’on ne retrouve nulle part ailleurs.

Fils de militaires, le cpl Fraser est né à Belleville, en Ontario, et a fréquemment déménagé durant son enfance jusqu’à la retraite de ses parents, alors qu’il avait 11 ans. Il a passé la majeure partie de sa jeunesse à Westlock County, en Alberta. Il s’est joint à l’Armée canadienne à 19 ans, en tant que membre d’équipage de blindé.

Deux ans plus tard, en 2011, il a quitté l’Armée pour un emploi bien rémunéré dans les champs pétrolifères de l’Alberta. Malgré l’excellent salaire, ce travail ne le satisfaisait pas pleinement. Il a donc pris la décision de revenir dans l’Armée, cette fois à titre de technicien en approvisionnement.

« Je faisais beaucoup d’argent dans les champs pétrolifères et la vie de camp m’a permis de faire d’importantes économies, mais je détestais l’idée de retourner au travail après mes semaines de vacances. J’ai vite réalisé que j’aimais beaucoup mieux la vie militaire. J’ai retrouvé ce sentiment de fierté lorsque j’ai renvoyé mon curriculum vitæ pour me réenrôler à 25 ans. L’argent ne m’importait pas. Être heureux dans mon travail compte beaucoup plus pour moi. »

En ce qui concerne sa décision de devenir technicien en approvisionnement, le cpl Fraser a suivi les traces de ses parents, qui étaient tous les deux dans le domaine de la logistique, dans les FAC « En fait, je les ai écoutés la deuxième fois », souligne-t-il avec humour. Son père, le sergent (à la retraite) Stephen Fraser, a été cuisinier avec les FAC pendant 21 ans.

Au cours de ses 27 ans de carrière, sa mère, le sergent (à la retraite) Gayle Fraser, a été technicienne en approvisionnement, technicienne en électronique et communications, et commis de soutien à la gestion des ressources; ses connaissances ont été d’une grande utilité. « J’avais un manuel ambulant qui pouvait répondre à certaines de mes questions, même si le métier a beaucoup changé depuis son époque à elle. »

Ce groupe professionnel diversifié est toujours à la recherche de nouvelles recrues. Le cpl Fraser estime que les gens ont une idée erronée du travail de technicien en approvisionnement, ce qui expliquerait selon lui la pénurie : « Je me rends compte que beaucoup de personnes pensent que nous restons à la base pour distribuer des vêtements ou des rations. En fait, ce n’est qu’une fraction de ce que nous faisons, au pays et à l’étranger. »

« Lorsque nous sommes sur le terrain dans le cadre d’un exercice, nous sommes mis au défi. On nous prépare à la possibilité de devoir faire notre travail avec des fournitures limitées et d’être appelés à remplir un rôle de combat en même temps que celui de technicien en approvisionnement », explique le cpl Fraser.

Les techniciens en approvisionnement ne cessent jamais d’apprendre et ont la possibilité de suivre des cours tout au long de leur carrière. « Nous recevons aussi diverses qualifications liées aux véhicules, ou encore aux armes. Nous sommes aussi entraînés aux opérations de convoi; on nous enseigne les procédures correctes et sécuritaires de transport de fournitures dans des environnements potentiellement hostiles, de même que les procédures d’engagement. »

Les techniciens en approvisionnement peuvent se spécialiser dans différentes tâches, comme fournir des services essentiels d’arrimage de parachutes pour les compagnies de parachutistes des FAC et pour les SkyHawks, l’équipe élite de démonstration de parachutisme de l’AC. Chaque arrimeur de parachutes doit sauter avec un parachute qu’il a lui-même plié dans le cadre de son entraînement.

Le cpl Fraser estime que les techniciens en approvisionnement doivent posséder un bon sens de l’organisation et des responsabilités. « Il se peut que vous soyez appelé à travailler avec des armes et d’autres types d’équipement dispendieux », souligne-t-il. Il croit également qu’il est important d’avoir une solide éthique de travail étant donné la cadence rapide souvent caractéristique du travail en logistique.

Faits en bref sur les techniciens en approvisionnement des FAC :

  • Les candidats qui souhaitent devenir techniciens en approvisionnement doivent avoir terminé leur 10e année ou l’équivalent.
  • Les techniciens en approvisionnement acquièrent leurs compétences de base dans le cadre d’une instruction élémentaire de 15 jours à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes, à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec.
  • Ils doivent ensuite suivre un cours de 60 à 70 jours à l’École d'administration et de logistique des Forces canadiennes à Borden, en Ontario. Celui-ci porte sur des sujets comme les opérations d’approvisionnement, la correspondance militaire et les procédures de prêt.
  • Ils continuent par la suite de perfectionner leurs compétences jusqu’à ce qu’ils soient prêts à suivre une instruction spécialisée ou avancée.
  • L’instruction spécialisée consiste en une formation en cours d’emploi et en des cours réguliers sur des sujets comme le contrôle des matières dangereuses, le conditionnement spécial et les techniques d’instruction.
  •  L’instruction de niveau avancé comprend des cours sur les marchés militaires, la gestion du matériel et les procédures de vérification interne.

Apprendre à conduire des véhicules d’approvisionnement, ressentir la satisfaction de mettre de l’ordre dans le chaos et commencer chaque journée de travail avec un sentiment du devoir :  voilà certaines facettes du domaine de l’approvisionnement que le cpl Fraser apprécie particulièrement. Il est également fier de venir en aide à ses collègues militaires.

« J’aime travailler avec les techniciens en approvisionnement d’autres unités. J’apprécie les petites tapes sur l’épaule et les remerciements que l’on reçoit lorsqu’on fournit quelque chose à quelqu’un qui en avait grandement besoin », conclut-il.

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